mardi 15 avril 2008

« Etre perdu en Amérique était une sorte de tradition. »

« Bizarrement, être perdu en Amérique était une sorte de tradition, c'était bien vu. Ca remontait à loin, c'était même vénérable, et il éprouvait de la fierté juste à penser à l'histoire familiale. » (p.306)


Voici un livre dont j'ai énormément de mal à vous parler... Je crois que cela tient principalement du fait que j'ai l'impression d'avoir manqué un rendez-vous. Car bien que ce livre soit remarquable en plusieurs points, je n'ai pas été emballée plus que cela.

Pourquoi ce livre est remarquable ? De par son style et sa construction. L'écriture est sure, le style est imagé. « La neige avait recommencé à tomber, à fouetter les gratte-ciel, à envelopper la ville de son silence, à tranformer les rues humides en patinoire. » (p.165) Et la construction est maîtrisée : il y a ces deux livres, reprenant chacun l'histoire d'une des lignées de cette famille, depuis le début du 20ème siècle (à peu près) jusqu'à nos jours, avec dans les dernières pages de ce roman, un épilogue. Cette construction permet d'avoir une vision bien distincte du devenir de chaque lignée, avec cet épilogue qui permet de voir où chaque lignée aboutit dans ces dernières pages. Ce mot aboutir n'est pas tout à fait juste puisqu'il finit sur le nouveau départ du descendant de chaque lignée. En espérant qu'ils arrivent - enfin - à trouver leur place...

Mais voilà... malgré cela, il m'a manqué un petit quelque chose... Impossible de mettre le doigt dessus. Pour le moment. Mais peut-être que les autres chroniqueurs de la Recrue m'aideront à trouver une piste !

Un extrait...
« Parfois, dit-il, je pense que je lis juste pour voir ce qui peut advenir de quelqu'un. Je ne comprends probablement pas vraiment ce que je lis. J'essaie juste de voir ce que ça veut dire pour moi. Probable que je devrai relire tout ça quand j'aurai compris autre chose. » (p.110)

2 commentaires:

Jules a dit…

Je suis d'accord, il aurait peut-être fallu qu'ils se rencontrent à un certain moment ou que nous ayons certaines réponses...

Venise a dit…

C'est remarquable combien Béchard a justement écrit à la page 110 de quoi résumer ton propos ! Faut dire qu'il y a tant et tant dans ce roman qu'on peut toujours trouver une phrase appropriée à ce que l'on veut dire !